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Témoignages de médecins et professeurs indépendants à propos de la COVID19
Publié le 11 septembre 2020 | SNUDI-FO 72

1)Pr Jean-François Toussaint, directeur de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (Irmes) sur RFI le 1er septembre 2020.

« Les effets du confinement aveugle vont être 100 fois supérieurs aux effets délétères de la maladie »

« Hier, sur les 500 000 000 d’habitants en Europe, il y a eu précisément 136 décès. On a eu des taux 100 fois plus élevés au printemps (…).
L’augmentation du nombre de cas évolue en parallèle avec l’augmentation du nombre de tests. Par ailleurs, ces tests ont 3 % de faux positifs, donc quand on fait un million de tests par semaine, on a presque 4 500 faux positifs/jour (…).
Il n’y a pas d’argument scientifique qui permette de recommander le port du masque partout.
Il s’agit d’une mesure de précaution politique, une mesure de mimétisme qui va progressivement s’imposer dans les habitudes de vie, mais qui n’est pas fondée sur des arguments scientifiques (…).
Les effets du confinement aveugle vont être 100 fois supérieurs aux effets délétères de la maladie.

2)Martin Blachier, épidémiologiste interrogé sur le plateau du 20 Heures de France 2 le 6 septembre 2020.

« Non. On n’est pas du tout dans une situation comparable à ce qu’il se passait en mars-avril »

Question de Laurent Delahousse : « J’ai lu (…) que certains tests PCR seraient
trop sensibles et détecteraient des restes Covid donc on confinerait certaines personnes pour rien du tout. Est-ce qu’on utilise ces tests trop sensibles en France ? »

Réponse de M. Blachier : « C’est vrai que le test PCR peut être positif après la maladie et donc effectivement on peut avoir des PCR qui sont positifs pour des gens qui ont fait le Covid il y a 2-3semaines. »

Question : « Entre 7 000 et 8 000 cas diagnostiqués, 58 nouveaux foyers en 24 heures, la situation en France s’aggrave, moins rapidement qu’en mars, mais est-ce que cela pourrait nous conduire aux mêmes résultats dans les prochaines semaines ? »

Réponse : « Non. On n’est pas du tout dans une situation qui est comparable à ce qu’il se passait en mars et en avril. Aujourd’hui, on a effectivement une circulation virale qui progresse lentement. Pas du tout au même rythme de ce qu’était mars/avril. (…) »

3)Olivier de Soyres, médecin-réanimateur dans une clinique proche de Toulouse le 3 septembre 2020.

« On a transformé une crise sanitaire en une crise autoritaire. »

« J’ignore comment l’épidémie va évoluer. Pour le moment, beaucoup de porteurs sont détectés mais très peu d’hospitalisations en découlent. (…)

Aujourd’hui, je crains surtout une nouvelle forme de confinement qui ne
dit pas son nom (…).

Ce virus est un peu plus virulent que la grippe, mais nous savons guérir les patients avec des méthodes relativement simples (…).

On a transformé une crise sanitaire en une crise autoritaire. Oui, le virus continue de circuler. Est-ce grave ? À condition d’avoir des réanimations en état de fonctionner, on ne meurt pour ainsi dire plus du Covid (…).

Le port du masque a un effet culpabilisant. Ne faisons pas de ce virus un terroriste, alors qu’il se soigne ! Il est capable d’instiller une peur supérieure aux dégâts occasionnés. La prochaine épidémie de grippe, un peu virulente, entraînerat- elle aussi des excès terribles ? Nous allons vivre dans une espèce de dictature sanitaire (…).

Je pense que les décisions prises sont excessives, elles sont liberticides. (…)

Avec le virus, le risque augmente pour les personnes fragiles. Je ne dis pas le contraire ! Mais pas dans des proportions si dramatiques qu’on voudrait nous le faire croire. Et à ce sujet, on voit que l’enfer est pavé de bonnes intentions ! Qu’on arrête la maltraitance des personnes âgées dans les Ehpad, sous prétexte de les protéger. C’est abominable. Elles ne sortent plus de leur chambre depuis six mois, elles deviennent dépressives et mélancoliques. On leur impose des lois carcérales. Ces gens préféreraient mourir du Covid, mais au milieu de leurs enfants, plutôt que de mourir isolés. Le monde est devenu fou (…).

Des jeunes qui meurent de maladie, il y en a tous les jours. On ne peut pas établir de politique de santé sur des cas exceptionnels, aussi dramatiques soient-ils. On dit que ces mesures sont prises pour protéger la population, mais on les protège d’une maladie qui se soigne pour leur faire courir d’autres risques. Je n’ai pas envie de vivre dans un État policier où l’on contrôle en permanence le port du masque. »

Et même un député LREM
4)Stéphane Claireaux, député LREM de Saint-Pierre-et-Miquelon

« Il est certain que le port du masque en classe occasionnera des perturbations dans l’enseignement »

Le député Stéphane Claireaux a demandé, dans un courrier au ministre de l’Éducation nationale, la fin du port du masque obligatoire pour les élèves de Saint-Pierre-et-Miquelon, du fait de l’absence de cas de Covid-19 sur l’archipel. Dans son courrier, le député fait remarquer au ministre que « l’on ne dénombre à ce jour aucun décès, aucune hospitalisation et seulement cinq cas positifs guéris
depuis mars 2020 ».
« À l’heure où je vous écris, poursuit-il, en cette rentrée 2020-21, aucun cas positif au Covid-19 n’est identifié dans l’archipel ». Selon lui, « il est certain que le port du masque en classe occasionnera des perturbations dans l’enseignement, ne serait-ce que pour le faire respecter à une population de jeunes adolescents très peu sensibles au virus, a fortiori dans l’archipel où celui-ci ne circule pas ».

Ces considérants de bon sens s’appliquent-ils uniquement à Saint-
Pierre-et-Miquelon ?

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